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Public

Non ! Il n'y a pas d'endroit idéal pour s'engager en faveur de la coopération au développement. Le rôle que joue l'engagement concret en Belgique est complémentaire aux départs sur le terrain.

En Belgique

S’engager en Belgique est tout aussi nécessaire que s’engager dans les pays du Sud. Le développement, c’est aussi une question d’équilibre, d'équilibre Nord-Sud. Agir pour un meilleur équilibre ou un monde plus équitable, cela se fait aussi à partir du Nord. De plus, il existe également des disfonctionnements au Nord qu'il faut dénoncer et limiter.

  • Vous pouvez aider les ONG de votre choix même si vous n'y travaillez pas. En effet,  elles font souvent appel à des volontaires de manière ponctuelle pour toutes sortes de "coups de main" ou de manière régulière pour des tâches liées à la gestion,  l’organisation, l’animation, la logistique,...
  • Soyez attentif aux campagnes des ONG. Elles vous proposent de participer à des décisions au niveau belge et/ou européen qui ont des conséquences sur les pays du Sud et l'équilibre Nord-Sud. Les ONG analysent, informent et organisent des actions de lobbying pour influencer sur les décisions négatives.
  • Les ONG peuvent aussi vous proposer de changer l'un ou l'autre aspect de votre mode de vie. Les habitudes communes liées à la consommation sont fortement remises en question par exemple.

Tous ces aspects sont essentiels pour la coopération au développement et il faut des citoyens qui s'y engagent pour que le monde change.

Dans les pays du Sud

L'envie de départ, de découvertes interculturelles, d'apprentissage d'une autre façon de vivre et pourquoi pas d'un peu de soleil (!) peut vous conduire à préférer un engagement sur le terrain dans un pays du Sud.

Sachez que cet engagement est bien plus difficile que l'engagement au Nord.

  • Les possibilités existent auprès des ONG ou d'autres organismes pour un travail salarié ou un départ comme volontaire, mais elles ne sont pas très nombreuses (le nombre d'expatriés diminuant d'année en année).
  • Un départ en coopération au développement demande une préparation intense et sérieuse afin de ne pas être contreproductif. Cette préparation vous aidera à travailler sur vos motivations, vos à priori, vos attentes, les difficultés que vous allez probablement rencontrer, etc. Un accompagnement est absolument nécessaire pour que votre action durable et positive.

Trop de jeunes enthousiastes et ouverts partent sans s'être préparés. Outre les frustrations ou désillusions qu'ils-elles rencontrent quelquefois, ils laissent une image néfaste des occidentaux sur le terrain ou instaurent de mauvaises habitudes assistantialistes.

Si vous voulez partir, ne faites pas partie de ces personnes-là, préparez-vous et formez-vous. 

Diplômes spécifiques

Ces diplomes portent sur le développement, la coopération au développement ou l'humanitaire

Masters

Masters complémentaires

Baccalauréat

Mineure

  • Mineure en sciences de la population et du développement - MINSPED (UCL)

Autres

Ces diplômes proposent des options sur le développement et/ou la coopération au développement

Masters liés à l'anthropologie et/ou la sociologie

  • Anthropologie (ULG)
  • Anthropologie à finalité spécialisée (ULB)
  • Anthropologie - Finalité spécialisée: socio-anthropologie de l'interculturalité & du développement (UCL)
  • Sociologie et anthropologie (ULG, ULB)
  • Sociologie (ULG)
  • Sociologie - Finalité spécialisée: socio-anthropologie de l'interculturalité & du développement (UCL)

Masters liés aux sciences politiques

  • Sciences politiques, orientation relations internationales  (UCL)
  • Sciences politiques, à finalité approfondie (ULB)
  • Sciences politiques, à finalité Politique et société des pays émergents (ULB)
  • Sciences politiques, orientation relations internationales, à finalité Mondialisation et politiques publiques (ULB)
  • Sciences politiques, orientation relations internationales, à finalité Sécurité, paix, conflits (ULB)
  • Politique économique et sociale - Finalité spécialisée: Développement : politique et gestion de projets  (UCL – Horaire décalé)

Autres diplômes

  • Sciences économiques, orientation générale Finalité spécialisée en Economie du développement (UCL - FUNDP)
  • Sciences de l'éducation à finalité spécialisée (ULB)
  • Bioingénieur : sciences agronomiques, à finalité spécialisée - Option Gestion des systèmes tropicaux (ULB
  • Santé publique, orientation santé et développement (UCL)
  • Master en Ingénierie et action sociales (HELHa/Cardijn)
  • Animation socio-culturelle et éducation permanente, orientation communication et développement (HIECS)
  • Certificat interuniversitaire en analyse sociale et développement d’alternatives en contexte socioprofessionnel -ASDAP (UCL-U Namur-Centre Avec)

Vous êtes enseignant

En tant qu'enseignant/e vous avez une place privilégiée pour sensibiliser et former les jeunes aux enjeux Nord/Sud et à la citoyenneté mondiale. Cela est possible déjà en primaire. En secondaire beaucoup de cours se prêtent particulièrement bien à ces thèmes (Histoire, Actualité, Sciences humaines, Sciences sociales, Géographie, Sciences économiques, Etude du Milieu, Religion, Morale, etc.), de même qu'au niveau supérieur. 

Vous possédez déjà toutes les qualités pédagogiques pour faire bouger vos élèves. Veillez également à ce que l'information que vous donnez soit bien en phase avec les problématiques actuelles.

Ressources pour les enseignants

Consultez notre site Agir solidaire pour découvrir les nombreuses activités des OSC en matière d'éducation citoyenne à la citoyenneté mondiale. Animations dans les écoles, accompagnement d'établissements scolaires, ressources pédagogiques et formations des enseignant-e-s: les OSC sont là pour vous accompagner et vous aider à sensibiliser vos élèves!

Annoncer La Couleur, un programme géré par la coopération fédérale, encadre de nombreux enseignants par des formations et met à leur disposition des dossiers pédagogiques.

Le catalogue La solidarité internationale en classe recense les outils pédagogiques et les animations en classe de 24 OSC belges (du maternel au secondaire).

Vous n'êtes pas enseignant mais vous travaillez dans une école

  • Vous pouvez mettre à disposition de l'information (affiches, flyers, etc) concernant la coopération au développement.
  • Vous pouvez intégrer dans l'école des produits issus du commerce équitable.
  • Vous pouvez également encadrer des élèves et organisez des voyages d'immersion dans un pays du Sud.

Les formations sur la coopération au développement sont nombreuses et variées. Outre les formations universitaires, de nombreux acteurs offrent de formations courtes, ou en ligne, sur la coopération au développement ou sur des sujets touchant à ce domaine.

Formations courtes

Iteco propose ses formations "Ici et ailleurs: que faire?" Ses objectifs sont de permettre à chacun de se situer face aux réalités politiques, sociales, économiques et culturelles des sociétés du Nord et du Sud ; ainsi que de développer des capacités pour orienter son engagement dans la solidarité, ici et ailleurs. Cette formation est équivalente à celle organisée jadis par la Coopération technique belge, CTB. Elle est reconnue, pour sa pédagogie et son contenu, par les associations de solidarité internationale.

Quinoa propose à toute personne de s’impliquer bénévolement dans des actions solidaires, en Amérique latine, en Afrique et en Asie, à travers ses projets internationaux. Il comprend bien sûr le séjour sur place, et également une phase préparatoire de plusieurs mois (rencontres, réunions, formations, ateliers), ainsi qu’un moment de débriefing – évaluation – retrouvailles au retour. Des séances d'information sont organisées régulièrement.

Formations en ligne

Le MOOC - La Fabrique de l'aide internationale de l'Université de Liège, se déroule en 6 modules d'une semaine. Il combine plusieurs types de ressources et d’activités : des capsules vidéos, des lectures complémentaires, des exercices variés (quiz, évaluation par les pairs, rapport), un carnet de notes, des murs de discussion, un espace de vote. Deux parcours pédagogiques gratuits vous seront proposés pour correspondre aux mieux à vos objectifs et motivations.

Le Centre Nord-Sud du Conseil de l'Europe organise différentes sessions de e-learning à destination des travailleurs sociaux, de la société civile, des jeunes activistes ainsi que pour les acteurs politiques. Ces cours ont pour but la compréhension et la mise en œuvre de l'éducation au développement (ou Global Education) ainsi que le partage de concepts et approches. Ces cours sont payants et en anglais.

Plus de ressources

Le Portail Qualité d'ACODEV répertorie des ressources intéressantes pour le secteur. Il est ouvert au grand public.

Certains site d'ONG développent également des thématiques spécifiques  à la coopération au développement comme les méthodologies et les techniques (Cota, Codeart, ISF). 

Pour connaître les formations programmées par le secteur, consultez l'Agenda-solidaire. Il reprend les événements de la solidarité internationale et de la coopération au développement en Belgique francophone et notamment de nombreuses formations courtes sur ces thèmes. 

Être sensible aux situations d'extrême pauvreté, de famines et de catastrophes c'est déjà s'engager. Chercher des pistes de solutions ou essayer de comprendre ce qui produit ces problèmes l'est davantage.

Nous vous proposons des pistes pour vous engager aux côtés des organisations de la société civile pour un monde plus solidaire. Vous trouverez ici des informations sur des formations, le volontariat, voire pour travailler dans le secteur ou sensibiliser les autres:

Connaître les enjeux

La coopération au développement est un domaine vaste et complexe. Les ONG considèrent que les populations d'ici et d'ailleurs sont confrontées à différents défis dont l'origine se trouve dans des mécanismes complexes et que ceux-ci ne sont pas une fatalité.

Certains enjeux ont été mis en avant dans le référentiel pour l'éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire :

  • Persistance et augmentation des inégalités
  • Manque d’accès aux droits humains
  • Surexploitation des ressources naturelles
  • Persistance et complexification des conflits armés
  • Criminalisation de la contestation sociale
  • Intensification et interdépendance croissante des crises
  • Tensions identitaires et résurgence des communautarismes
  • Persistance de rapports de domination socio-économique et culturelle
  • Planétarisation d’un système qui induit l’exploitation des êtres humains et de la planète et qui renforce la concentration du pouvoir et du contrôle des ressources
  • Généralisation/uniformisation d’un modèle de consommation et de compétition
  • Choix politiques délibérés qui conduisent à ces constats
  • Mobilisations collectives et individuelles, au Nord et au Sud pour un monde juste et durable.

Agenda solidaire

En Belgique, les ONG organisent des conférences pour mieux expliquer les enjeux. L'Agenda Solidaire (www.agenda-solidaire.be) est un portail mis en place par ACODEV et la coupole francophone CNCD-11.11.11. Elle présente les évènements organisés par nos membres sur la coopération au développement et la solidarité internationale mis aussi tout un éventail d'activités diverses : projections, débats organisés par diverses associations. Participez aux conférences-débats et apprenez comment on peut changer le monde !

Les OSC mettent en œuvre de nombreuses démarches pour améliorer la qualité et l’efficacité de leurs actions.

En Belgique, les conditions d’octroi de l’accréditation comme organisation de la société civile garantissent la qualité du travail des OSC.

Pour obtenir l’accréditation, les organisations ont été soumises à un screening effectué par une société privée sur leurs modèles de gestion financière, des ressources humaines, des risques, sur leur stratégie, leur transparence...

Si l’accréditation est valable 10 ans, les OSC sont régulièrement contrôlées au niveau de leurs comptes (justification financière) et évaluées au niveau de leurs actions (justification morale) par l’autorité fédérale et par des processus internes.

Qualité

Les OSC mettent en effet tout en œuvre pour garantir que leurs actions soient efficaces, efficientes et transparentes. Pour ce faire, elles mettent en place de nombreuses démarches de professionnalisation et de renforcement internes, notamment au niveau des ressources humaines et des processus. Au niveau de leurs interventions, elles utilisent un modèle de gestion axée sur les résultats sur des évaluations et améliorations régulières. De nombreuses OSC sont également engagées dans un processus d’amélioration de la qualité suivant des modèles tels que le modèle EFQM.

ACODEV est en première ligne pour accompagner et conseiller les OSC dans ces démarches, à travers l’organisation de nombreuses formations, des appuis concernant la qualité et l’évaluation, et la mise à disposition de ressources via le portail qualité.

Efficacité

En 2010, la société civile internationale a adopté son propre cadre de référence en matière d'efficacité, les Principes d'Istanbul qui ont été reconnus au niveau international. L’efficacité des OSC de coopération au développement belges est basée non seulement sur ces valeurs, mais aussi sur une stratégie de partenariats et de synergies dans les  pays où elles travaillent ensemble et sur des thématiques communes.

Intégrité

Les OSC travaillent depuis longtemps à renforcer leur gestion de l’intégrité, en collaboration avec l’autorité fédérale. Une task force intégrité réunissant tous les acteurs de la coopération au développement, dont ACODEV, a été mise en place début 2018 pour élaborer un plan d’action et des formations sur l’intégrité. De plus, les OSC se sont engagées à signer pour juin 2019 une Charte intégrité qui confirme l'intégrité et le respect comme valeurs fondamentales, et les engagent à prendre des mesures concrètes pour appliquer une approche d'intégrité claire.

Genre

Le genre est l’une des thématiques transversales de la coopération au développement, l’égalité entre hommes et femmes ainsi que la lutte contre les discriminations fondées sur le genre font partie des valeurs de base des OSC. L’égalité entre les sexes est aussi le cinquième des 17 objectifs de développement durable. C’est pourquoi depuis plusieurs années, les organisations belges de la coopération au développement ont décidé d’avancer sur la route de l’égalité de genre au moyen de différentes initiatives :

  • La signature d’une charte Genre qui se veut un instrument de développement d’une culture qui favorise l’égalité de genre dans le secteur des OSC
  • La publication du guide d'inspiration "Intégrer le genre dans la coopération non gouvernementale" pour encourager les bonnes pratiques en matière de genre dans les organisations de développement
  • Des formations sur l’intégration du genre dans le travail quotidien des organisations
  • L’organisation ou la participation à des événements de réflexion et de sensibilisation sur la problématique des inégalités entre hommes et femmes tant au Nord qu’au Sud
  • Des collaborations avec des organisations spécialisées en la matière telles que Le Monde selon les Femmes ou le Conseil consultatif Genre et Développement.

Environnement

Autre thématique transversale de la coopération au développement, l’environnement s’inscrit également dans les objectifs du développement durable. En tant qu'acteurs et promoteurs majeurs du développement durable, les OSC de développement mettent en place des stratégies pour limiter l'impact environnemental dans leurs interventions et métiers, tant sur le terrain qu'en Belgique. Elles utilisent différents outils et modes de rapportage pour mettre en place un système de gestion environnementale au sein de l’organisation.

L’apport privé

L’apport privé des OSC est constitué principalement de dons (citoyens, entreprises, fondations, etc.) et de cotisations.

En Belgique, la campagne 11.11.11 de récolte de fonds permet aux OSC d’obtenir une bonne partie de leurs ressources propres. Cette campagne a lieu chaque année au mois de novembre depuis 1966. Elle est organisée par le CNCD pour la partie francophone du pays et par 11.11.11. Vlanderen pour la partie néerlandophone.

Pour accroître leurs fonds dans un marché belge très "concurrentiel" en termes de dons, les OSC mettent en place des stratégies de récolte de fonds telles que l’envoi ciblé de mailings à des fichiers de donateurs, la diffusion de spots publicitaires, la vente de cartes postales, etc. Certaines OSC ont recours à des sociétés spécialisées en marketing social.

Les OSC défendent des principes d’éthique dans leur communication et dans leur récolte de fonds vis-à-vis du grand public. Certains critères ont été définis au niveau belge ("Code d’éthique" de l’AERF) ou au niveau européen ("Code de conduite sur les images").

L’apport public

L’apport public est constitué des subsides obtenus de différents pouvoirs publics. Un pouvoir public ne finance jamais totalement le programme/projet d’une OSC : l’OSC est tenue d’apporter une partie en fonds privés. Cet apport varie selon un pourcentage propre à chaque bailleur. C’est pourquoi le terme "cofinancement" est utilisé.

Les principales sources de cofinancement publiques des OSC belges sont :

  • au niveau fédéral, la Direction Générale de la Coopération au Développement (DGD), c’est-à-dire l’Administration du ministère de la Coopération au développement belge via essentiellement le cofinancement ONG (100 millions €). Les ONG reçoivent aussi des subsides du Ministère des Affaires étrangères pour leurs programmes d’aide alimentaire, d’aide d’urgence, de diplomatie préventive ou encore de prévention des conflits et consolidation de la Paix. Le Fonds belge de survie, initiative du Parlement belge, permet quant à lui de financer des programmes de sécurité alimentaire mis en place par les ONG en Afrique subsaharienne.
  • au niveau communautaire et régional, la Fédération Wallonie-Bruxelles finance depuis 1998 les programmes Sud ou d’éducation au développement des OSC francophones. Une ligne "Développement durable" leur est également accessible. Les OSC néerlandophones sont cofinancées par leur propre Communauté. Plus d’infos sur le WBI.
  • l’Union Européenne : les OSC répondent aux appels d’offre réservés aux "Acteurs Non Etatiques" ou soumissionnent aux appels de lignes thématiques ou sectorielles. Les OSC ont cependant de plus en plus difficultés avoir accès au financement européen : le montant du fonds n’a pas évolué au cours des 10 dernières années alors que le nombre d’OSC éligibles a, quant à lui, augmenté, surtout depuis l’élargissement de l’Union Européenne à de nouveaux pays membres.

Redevabilité et transparence

Le principe de "redevabilité" sous-entend que les ONG rendent des comptes à leurs publics (membres, donateurs, bénéficiaires des actions, etc.) et leurs partenaires (partenaires Sud ou Nord, bailleurs de fonds, etc.) sur les actions qu’elles mènent et les décisions qu’elles prennent en leur nom. Ce principe implique que les OSC communiquent en toute transparence sur leurs comptes, sur l’état d’avancement de leurs programmes, comment l’argent est investi, etc. Il sous-entend également que les OSC tiennent compte des besoins et préoccupations de leurs publics-cibles et partenaires dans tous les choix qu’elles posent.

Si vous voyez le logo de l’AERF sur le site internet d’une ONG, cela signifie qu’elle adhère aux principes éthiques de la récolte de fonds.

Une des questions que le public se pose souvent est celui de l’affectation des fonds privés ou publics récoltés par les OSC. La majorité des fonds (+/- 80%) va directement aux actions sur le terrain (actions dans le Sud ou activités d’éducation au développement ou offres de services menées au Nord) mais il faut savoir qu’une partie, bien que restreinte (+/- 20%), sert aussi à financer le travail “administratif” des OSC (rédaction des dossiers de cofinancement, suivi et évaluation des projets, etc.) et des frais de fonctionnement. La professionnalisation du secteur et la complexification administrative de son travail requièrent des ressources humaines de plus en plus spécialisées et permanentes. Les OSC peuvent plus difficilement fonctionner sur base uniquement du bénévolat et sans une certaine structure de soutien.

Plus d'informations sur la transparence, les finances et le personnel des OSC belges sur notre page "Transparence".

L'accréditation comme Organisation de la Société Civile est octroyée par le Ministre de la coopération au développement. Cette reconnaissance permet d'avoir accès aux lignes de financement destinées aux Acteurs de la Coopération Non Gouvernementale (ACNG) sur le budget fédéral de la Coopération au développement et de l'aide humanitaire. Il donne également accès, actuellement, aux lignes de financement du WBI.

L'accréditation fait partie de la nouvelle réglementation pour les ONG de développement. Cette nouvelle réglementation prends cours à partir de janvier 2017 et parle désormais d'"accréditation des organisations de la société civile (OSC)" et non plus d'"agrément des ONGD". La dénomination OSC élargit cette accréditation à d'autres organisations que les ONG de développement; les asbl des syndicats et des mutuelles, les organisations de migrants peuvent également être accréditées comme OSC.

Les conditions pour qu'une organisation puisse être accréditée ont été renforcées.  Une organisation doit pour cela être auditée par des consultants externes mandatés par l'administration (DGD). Cet audit ne peut être organisé très régulièrement, vu le coût et les procédures de marché public. Sur base des dossiers présentés à l'administration fin 2014, un audit/screening s'est déroulé du 1er janvier au 30 avril 2016 pour 106 organisations de la coopération non gouvernementale belge.

Liste des OSC accréditées

Possibilités d'accréditation pour une organisation qui ne l'est pas encore

Les dossiers de demande d'accréditation sont à soumettre au Ministre de la Coopération au développement pour le 31/12/2019. La prochaine phase de screening est prévue à l'horizon 2020 (pour une accréditation à partir du 1er janvier 2022). 

Le canevas à suivre pour le dossier à introduire est disponible ici.

Contactez Caroline Demanet pour plus d'informations: dc@acodev.be.

Le secteur des OSC est un secteur qui nécessite parfois une coordination ou un rassemblement entre différentes OSC, sous forme de plateformes, de consortiums, de fédérations à un niveau national ou parfois européen. Il existe différentes formes de regroupement des OSC en Belgique et sur le plan international.

Les fédérations en Belgique

ACODEV est la fédération francophone et germanophone des associations de coopération au développement. Elle réunit et représente des OSC de développement francophones, bilingues et germanophones. La fédération compte 75 membres dont la majorité sont accréditées par le Ministre de la Coopération au développement. La fédération a pour objectif de faciliter les relations et négociations OSC/pouvoirs publics, faciliter la compréhension et la mise en place de la réglementation et elles se chargent aussi de représenter et renforcer le secteur.

Ngo-federatie est la fédération des OSC flamandes et bilingues. Elle compte 39 membres effectifs et 16 membres associés. Ngo-federatie défend les intérêts communs de ses membres auprès de différents autorités et soutient ses membres dans leurs défis organisationnels et dans leurs aspirations vers la qualité.

La FEONG est la fédération patronale du secteur de la coopération au développement. Elle compte 35 membres (34 OSC et 1 ASBL de droit étranger). Sa mission est de représenter le secteur de la coopération au développement au sein de différentes commissions et sous-commissions paritaires et de fournir un appui personnalisé dans les matières juridiques et sociales auxquelles sont confrontées les OSC en tant qu'employeurs.

La FASI (Fédération des Associations de Solidarité Internationale) a été créée en 2012 afin de représenter les Associations de Solidarité Internationale (ASI) de Wallonie-Bruxelles auprès des institutions et des tables de concertation. Elle se distingue des autres fédérations par le fait qu'elle accepte comme membres des jeunes ONG ou ASBL qui ne remplissent pas encore les conditions pour demander l'agrément/accréditation au Ministre ou ne souhaitent pas le faire.

Les coupoles

Le CNCD-11.11.11 est la coupole des organisations belges francophones et germanophones engagées dans la solidarité internationale. Le CNCD-11.11.11 est la coupole de près de 90 ONG de développement, de syndicats et d’associations d’éducation permanente engagées dans la solidarité internationale en communauté française et germanophone de Belgique.

11.11.11 est la coupole de la solidarité Nord-Sud en Flandre. Elle rassemble 330 groupes de mobilisation et 60 organisations. Elle mène également des actions de coopération dans le Sud.

 

Les plateformes et réseaux d’actions

Les OSC s’inscrivent aussi de plus en plus dans des réseaux et des plates-formes qui réalisent un travail commun autour d’une appartenance philosophique particulière ou de thématiques propres qui vont de l’éducation au développement à la problématique des migrations en passant par la question de la souveraineté alimentaire,…

Ces réseaux, parfois locaux, s’inscrivent le plus souvent dans une dimension internationale, situant leurs actions par rapport à une stratégie globale et s’assurant ainsi d’un poids plus grand sur la scène des relations internationales. Ces réseaux existent ainsi au point de vue national mais aussi international. Au niveau de l’UE, ce n’est pas moins d’une cinquantaine de réseaux qui se sont développés de la sorte. Plus d'infos sur les réseaux existants sur le site du CNCD-11.11.11.

Niveau européen

Au niveau spécifiquement européen, les OSC belges sont aussi actives au sein de CONCORD, la confédération européenne qui regroupe des organisations de développement et d’aide d’urgence. CONCORD est donc constitué des différentes plates-formes nationales et des réseaux d’OSC des pays membres de l’Union européenne, et il représente ceux-ci auprès de la Commission européenne pour toutes les matières qui relèvent de leur travail. Ce réseau européen comprend en son sein de nombreux groupes de travail thématiques qui formulent des propositions à soumettre à l’approbation de son assemblée plénière, qui à son tour va les relayer auprès des interlocuteurs concernés ou visés.

ACODEV représente les Organisations de la Société Civile (OSC) actives dans la coopération au développement.

OSC ou ONG ?

Aux yeux du grand public, la coopération au développement et l’aide humanitaire sont souvent associées aux ONG, les Organisations Non Gouvernementales. Formulé pour la première fois en 1945 par le Conseil économique et social (Ecosoc) de l’ONU, le terme d’ONG visait initialement à distinguer les organisations gouvernementales des organisations non gouvernementales. Une ONG est en effet autonome et indépendante des gouvernements. Cependant, il n’existe pas de définition légale d’une ONG au niveau international ou national.

En Belgique, les ONG ont un statut juridique d’ASBL. Ces ASBL peuvent demander à être reconnues par le Ministre de la Coopération au Développement afin de pouvoir introduire des demandes de subsides sur le budget de la Coopération au développement. Depuis l’Arrêté royal de 2016 sur la coopération au développement, on parle "d'accréditation". Elles sont alors reconnues comme "Organisation de la Société Civile Accréditée" (OSC).

D’autres organisations peuvent prétendre à cette accréditation, notamment des syndicats et des associations de migrants.

Les ONG, syndicats et association de migrants actifs dans la coopération au développement sont ainsi réunies sous la bannière d’Organisations de la Société Civile (OSC).

Ce terme est également utilisé dans le vocabulaire international du développement. En rassemblant en son sein ces trois types d’organisations, ACODEV fédère et représente donc les OSC.

Une grande diversité

Nées avant les années 60, les OSC belges se comptent encore, au début des années 1990, à plus de 250. Ce n’est qu’à la suite de réglementations successives que leur nombre s’est vu progressivement limité : la barre des exigences pour bénéficier des deniers de l’Etat n’ayant cessé d’augmenter.

Il n’empêche qu’à l’instar du paysage associatif mondial, complexe et vaste, celui des OSC belges est caractérisé par une très grande diversité de champs d’action, d’objectifs et de moyens. S’y rencontrent, en effet, des OSC d’obédience, de taille et de budget divers. Alors que les unes sont régionales, certaines ont gardé une structure fédérale et bilingue, tandis que d’autres s’inscrivent dans un réseau international. Certaines font du développement à long terme tandis que les autres ont pris pour champ d’action principal l’« urgence ». A côté de celles qui sont multi-fonctionnelles, d’autres se concentrent sur une thématique ou un secteur ou encore affichent un objectif ciblé sur un pays. Les critères pouvant bien sûr s’additionner.

Des caractéristiques communes

Malgré cette hétérogénéité, le secteur de la coopération non gouvernementale respecte un certain nombre de principes de base et se définit autour de caractéristiques communes sur lesquelles les OSC belges fondent leur identité.

Une OSC est une entité non-étatique et sans but lucratif dans laquelle des personnes s'organisent pour poursuivre des objectifs ou des idéaux communs.

Ces objectifs et idéaux peuvent être de différents ordres :

•   la lutte contre la pauvreté et contre les inégalités dans les pays du Sud
•   la protection de l’environnement au Nord comme au Sud
•   la sensibilisation et éducation des populations du Nord 
•   les actions humanitaires dans des situations d’urgence
•   la défense des Droits de l’Homme

Une OSC est autonome et indépendante des gouvernements nationaux ou supranationaux. Elle peut recevoir des subsides publics mais elle définit ses stratégies et approches de manière indépendante.

Qu’elle travaille au Nord ou au Sud, une OSC de développement s'engage pour un monde et des rapports Nord-Sud solidaires. Elle crée des partenariats et des alliances basés sur des valeurs, des objectifs et des activités communes. L'expertise des OSC provient de la réalité du terrain, ce qui leur permet de mieux comprendre les problèmes, de mieux communiquer sur les défis et d’innover dans les solutions.

Les OSC en chiffres

L’ensemble des 74 OSC belges accréditées met en œuvre des programmes dont le budget total avoisine les 350 millions d'euros par an (apport privé, subventions belges et européennes). Le secteur emploie plus de 2000 personnes en Belgique, environ 600 expatriés et plus de 8000 membres de personnel local (chiffres 2016, voir notre page transparence pour plus d’informations).

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