Connaître les enjeux

Surtitre: 
Réfléchir à son engagement
Accroche: 
Les ONG informent des différentes thématiques de la coopération au développement. Elles vous proposent de vous engager ici pour le Sud.

Être sensible aux situations d'extrême pauvreté, de famines et de catastrophes c'est déjà s'engager. Chercher des pistes de solutions ou essayer de comprendre ce qui produit ces problèmes l'est davantage.La coopération au développement est un domaine vaste et complexe. Les ONG considèrent que les populations d'ici et d'ailleurs sont confrontées à différents défis dont l'origine se trouve dans des mécanismes complexes et que ceux-ci ne sont pas une fatalité.Certains enjeux ont été mis en avant dans le référentiel pour l'éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire :

En Belgique, les ONG organisent des conférences pour mieux expliquer les enjeux. L'Agenda Solidaire (www.agenda-solidaire.be) est un portail mis en place par ACODEV et la coupole francophone CNCD-11.11.11. Elle présente les évènements organisés par nos membres sur la coopération au développement et la solidarité internationale mis aussi tout un éventail d'activités diverses : projections, débats organisés par diverses associations. Participez aux conférences-débats et apprenez comment on peut changer le monde !
    Vous verrez que les ONG vous proposeront de vous engager ici en Belgique pour la coopération au développement. En effet, il n'est pas nécessaire de partir dans un pays en voie de développement pour changer les choses.

Où s'engager?

Surtitre: 
Dans les pays du Sud, en Belgique, ...
Accroche: 
Faut-il forcément partir pour s'engager valablement en faveur des pays du Sud ?

Non ! Il n'y a pas d'endroit idéal pour s'engager en faveur de la coopération au développement. Le rôle que joue l'engagement concret en Belgique est complémentaire aux départs sur le terrain.

En Belgique

S’engager en Belgique est tout aussi nécessaire que s’engager dans les pays du Sud. Le développement, c’est aussi une question d’équilibre, d'équilibre Nord-Sud. Agir pour un meilleur équilibre ou un monde plus équitable, cela se fait aussi à partir du Nord. De plus, il existe également des disfonctionnements au Nord qu'il faut dénoncer et limiter.

  • Vous pouvez aider les ONG de votre choix même si vous n'y travaillez pas. En effet,  elles font souvent appel à des volontaires de manière ponctuelle pour toutes sortes de "coups de main" ou de manière régulière pour des tâches liées à la gestion,  l’organisation, l’animation, la logistique,...
  • Soyez attentif aux campagnes des ONG. Elles vous proposent de participer à des décisions au niveau belge et/ou européen qui ont des conséquences sur les pays du Sud et l'équilibre Nord-Sud. Les ONG analysent, informent et organisent des actions de lobbying pour influencer sur les décisions négatives.
  • Les ONG peuvent aussi vous proposer de changer l'un ou l'autre aspect de votre mode de vie. Les habitudes communes liées à la consommation sont fortement remises en question par exemple.

Tous ces aspects sont essentiels pour la coopération au développement et il faut des citoyens qui s'y engagent pour que le monde change.

Dans les pays du Sud

L'envie de départ, de découvertes interculturelles, d'apprentissage d'une autre façon de vivre et pourquoi pas d'un peu de soleil (!) peut vous conduire à préférer un engagement sur le terrain dans un pays du Sud.

Sachez que cet engagement est bien plus difficile que l'engagement au Nord.

  • Les possibilités existent auprès des ONG ou d'autres organismes pour un travail salarié ou un départ comme volontaire, mais elles ne sont pas très nombreuses (le nombre d'expatriés diminuant d'année en année).
  • Un départ en coopération au développement demande une préparation intense et sérieuse afin de ne pas être contreproductif. Cette préparation vous aidera à travailler sur vos motivations, vos à priori, vos attentes, les difficultés que vous allez probablement rencontrer, etc. Un accompagnement est absolument nécessaire pour que votre action durable et positive.

Trop de jeunes enthousiastes et ouverts partent sans s'être préparés. Outre les frustrations ou désillusions qu'ils-elles rencontrent quelquefois, ils laissent une image néfaste des occidentaux sur le terrain ou instaurent de mauvaises habitudes assistantialistes.

Si vous voulez partir, ne faites pas partie de ces personnes-là, préparez-vous et formez-vous. 

Image: