Citoyenneté mondiale

Surtitre: 
La coopération au développement est affaire de tous
Accroche: 
Chaque personne peut se sentir concernée et co-responsable du fonctionnement du monde et s'engager à sa façon

 


 

 

 

 

 
 

Connaître les enjeux

Surtitre: 
Réfléchir à son engagement
Accroche: 
Les ONG informent des différentes thématiques de la coopération au développement. Elles vous proposent de vous engager ici pour le Sud.

Être sensible aux situations d'extrême pauvreté, de famines et de catastrophes c'est déjà s'engager. Chercher des pistes de solutions ou essayer de comprendre ce qui produit ces problèmes l'est davantage.La coopération au développement est un domaine vaste et complexe. Les ONG considèrent que les populations d'ici et d'ailleurs sont confrontées à différents défis dont l'origine se trouve dans des mécanismes complexes et que ceux-ci ne sont pas une fatalité.Certains enjeux ont été mis en avant dans le référentiel pour l'éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire :

En Belgique, les ONG organisent des conférences pour mieux expliquer les enjeux. L'Agenda Solidaire (www.agenda-solidaire.be) est un portail mis en place par ACODEV et la coupole francophone CNCD-11.11.11. Elle présente les évènements organisés par nos membres sur la coopération au développement et la solidarité internationale mis aussi tout un éventail d'activités diverses : projections, débats organisés par diverses associations. Participez aux conférences-débats et apprenez comment on peut changer le monde !
    Vous verrez que les ONG vous proposeront de vous engager ici en Belgique pour la coopération au développement. En effet, il n'est pas nécessaire de partir dans un pays en voie de développement pour changer les choses.

Où s'engager?

Surtitre: 
Dans les pays du Sud, en Belgique, ...
Accroche: 
Faut-il forcément partir pour s'engager valablement en faveur des pays du Sud ?

Non ! Il n'y a pas d'endroit idéal pour s'engager en faveur de la coopération au développement. Le rôle que joue l'engagement concret en Belgique est complémentaire aux départs sur le terrain.

En Belgique

S’engager en Belgique est tout aussi nécessaire que s’engager dans les pays du Sud. Le développement, c’est aussi une question d’équilibre, d'équilibre Nord-Sud. Agir pour un meilleur équilibre ou un monde plus équitable, cela se fait aussi à partir du Nord. De plus, il existe également des disfonctionnements au Nord qu'il faut dénoncer et limiter.

  • Vous pouvez aider les ONG de votre choix même si vous n'y travaillez pas. En effet,  elles font souvent appel à des volontaires de manière ponctuelle pour toutes sortes de "coups de main" ou de manière régulière pour des tâches liées à la gestion,  l’organisation, l’animation, la logistique,...
  • Soyez attentif aux campagnes des ONG. Elles vous proposent de participer à des décisions au niveau belge et/ou européen qui ont des conséquences sur les pays du Sud et l'équilibre Nord-Sud. Les ONG analysent, informent et organisent des actions de lobbying pour influencer sur les décisions négatives.
  • Les ONG peuvent aussi vous proposer de changer l'un ou l'autre aspect de votre mode de vie. Les habitudes communes liées à la consommation sont fortement remises en question par exemple.

Tous ces aspects sont essentiels pour la coopération au développement et il faut des citoyens qui s'y engagent pour que le monde change.

Dans les pays du Sud

L'envie de départ, de découvertes interculturelles, d'apprentissage d'une autre façon de vivre et pourquoi pas d'un peu de soleil (!) peut vous conduire à préférer un engagement sur le terrain dans un pays du Sud.

Sachez que cet engagement est bien plus difficile que l'engagement au Nord.

  • Les possibilités existent auprès des ONG ou d'autres organismes pour un travail salarié ou un départ comme volontaire, mais elles ne sont pas très nombreuses (le nombre d'expatriés diminuant d'année en année).
  • Un départ en coopération au développement demande une préparation intense et sérieuse afin de ne pas être contreproductif. Cette préparation vous aidera à travailler sur vos motivations, vos à priori, vos attentes, les difficultés que vous allez probablement rencontrer, etc. Un accompagnement est absolument nécessaire pour que votre action durable et positive.

Trop de jeunes enthousiastes et ouverts partent sans s'être préparés. Outre les frustrations ou désillusions qu'ils-elles rencontrent quelquefois, ils laissent une image néfaste des occidentaux sur le terrain ou instaurent de mauvaises habitudes assistantialistes.

Si vous voulez partir, ne faites pas partie de ces personnes-là, préparez-vous et formez-vous. 

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Suivre une formation

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Maîtriser les thématiques de la coopération au développement
Accroche: 
Les formations sur la coopération au développement sont nombreuses et variées. Des répertoires vous permettent de les connaître.

Formations courtes

Surtitre: 
Se spécialiser dans une thématique
Accroche: 
De nombreux acteurs offrent de formations courtes sur la coopération au développement ou sur des sujets touchant à ce domaine.

Le répertoire Train2Dev est une base de données en ligne qui vous permet une recherche rapide de formations dans le domaine de la coopération au développement. Les formations reprises sont données par différents types d'acteurs et institutions, et sont dispensées sur le territoire belge.

Pour connaître les formations programmées par le secteur consultez l'Agenda-solidaire (www.agenda-solidaire.be). Il reprend les évènements de la solidarité internationale et de la coopération au développement en Belgique francophone et notamment les formations programmées sur ces thèmes.

 

Si vous voulez sensibiliser à votre tour, il existe également des formations spécifiques pour enseignants.

Formations de type universitaire

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Diplômes académiques
Accroche: 
Dans les universités belges, il existe des diplômes spécifiques pour la coopération au développement et d'autres proposant des options dans cette matière.

Diplômes spécifiques

Ces diplomes portent sur le développement, la coopération au développement ou l'humanitaire

Masters

Masters complémentaires

Baccalauréat

Mineure

  • Mineure en sciences de la population et du développement - MINSPED (UCL)

Autres

Ces diplômes proposent des options sur le développement et/ou la coopération au développement

Masters liés à l'anthropologie et/ou la sociologie

  • Anthropologie (ULG)
  • Anthropologie à finalité spécialisée (ULB)
  • Anthropologie - Finalité spécialisée: socio-anthropologie de l'interculturalité & du développement (UCL)
  • Sociologie et anthropologie (ULG, ULB)
  • Sociologie (ULG)
  • Sociologie - Finalité spécialisée: socio-anthropologie de l'interculturalité & du développement (UCL)

Masters liés aux sciences politiques

  • Sciences politiques, orientation relations internationales  (UCL)
  • Sciences politiques, à finalité approfondie (ULB)
  • Sciences politiques, à finalité Politique et société des pays émergents (ULB)
  • Sciences politiques, orientation relations internationales, à finalité Mondialisation et politiques publiques (ULB)
  • Sciences politiques, orientation relations internationales, à finalité Sécurité, paix, conflits (ULB)
  • Politique économique et sociale - Finalité spécialisée: Développement : politique et gestion de projets  (UCL – Horaire décalé)

Autres diplômes

  • Sciences économiques, orientation générale Finalité spécialisée en Economie du développement (UCL - FUNDP)
  • Sciences de l'éducation à finalité spécialisée (ULB)
  • Bioingénieur : sciences agronomiques, à finalité spécialisée - Option Gestion des systèmes tropicaux (ULB
  • Santé publique, orientation santé et développement (UCL)
  • Master en Ingénierie et action sociales (HELHa/Cardijn)
  • Animation socio-culturelle et éducation permanente, orientation communication et développement (HIECS)
  • Certificat interuniversitaire en analyse sociale et développement d’alternatives en contexte socioprofessionnel -ASDAP (UCL-U Namur-Centre Avec)

Formations en ligne

Programme The Young Masters Programme on Sustainable Development (YMP)

Ce site internet dispense des cours sur le développement durable, la coopération au développement. Il s'adresse aux jeunes de 16 à 18 ans et à leurs professeurs, partout dans le monde. Il est gratuit et accessible en plus de 50 langues. La formation délivre également un diplôme. Il relie les jeunes du monde entier autour du développement durable, la coopération au développement, et l'environnement.

Centre Nord-Sud du Conseil de l'Europe : Formation en ligne Éducation à la solidarité mondiale

Le Centre européen pour l'interdépendance et la solidarité mondiales organise différentes sessions de e-learning à destination des travailleurs sociaux, de la société civile, des jeunes activistes ainsi que pour les acteurs politiques. Ces cours ont pour but la compréhension et la mise en œuvre de l'éducation au développement (ou Global Education) ainsi que le partage de concepts et approches. Ces cours sont payants et en anglais. Pour plus d'informations sur les périodes de cours et les conditions d'inscription, rendez-vous ici.

Bibliothèque en ligne pour se spécialiser sur la coopération au développement

Le portail Qualité d'ACODEV répertorie des ressources intéressantes pour le secteur. Il est ouvert au grand public.

Certains site d'ONG développent également des thématiques spécifiques  à la coopération au développement comme les méthodologies et les techniques (Cota, Codeart, ISF). 

Participer aux actions collectives

Bouger pour des projets

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Une autre façon de collaborer
Accroche: 
Courir, marcher, ... les ONG proposent aux sportifs de bouger pour leurs projets

De nombreuses ONG proposent de courir les 20 km, marcher ou faire un raid à vélo en portant leurs couleurs.

N'hésitez pas à les contacter pour connaître les conditions d'inscription aux différentes courses proposées :

Plaidoyer politique

Les organisations de la société civile proposent différents types d'action pour faire du plaidoyer et ainsi influencer les hommes et femmes politiques à changer la législation ou ne pas prendre des décisions qui remettraient en cause la justice sociale mondiale.

Ainsi vous serez abordé pour participer à :

  • Une manifestation, un cortège
  • Une signature de pétition sous forme papier, sur le web ou via les réseaux sociaux
  • Une action symbolique ou flashmob

Qui peut s'engager?

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Existe-t-il un profil précis du citoyen mondial ?
Accroche: 
Il arrive qu'on soit sensible à la cause mais pas vraiment concerné par l'action car on se sent trop jeune, trop vieux, pas le temps, etc. Qu'en est-il ?

Il n'y a pas d'âge, de profession ou de statut particulier pour s'engager véritablement. Chacun et chacune peut le faire selon ses affinités, ses compétences et la portée qu'il veut donner à son geste.

  • Pour y travailler : tous les profils professionnels intéressent à priori les ONG et autres acteurs de la coopération au développement.
  • Pour y être volontaire : les volontariats proposé par les ONG sont très variés et conviennent à toutes les étapes de la vie professionnelle et le temps disponible (étudiant-es, professionnel-les, pensionné-es).
  • Pour se former : Il y a des formations longues et des formations ponctuelles qui peuvent s'adapter à tous les agendas. Il est également possible en tant qu'étudiant de s'y consacrer dans un mémoire ou un stage.
  • Pour agir : Chacun-e est citoyen-ne, chacune est consommateur-trice et peut donc faire des choix à ces deux niveaux qui vont influencer le cours des choses. Et surtout, chacun-e est au coeur d'un réseau et peut  passer l'information nécessaire à ses amis, ses enfants, sa famille, ses collègues, etc.

Devenir volontaire

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Donner son temps
Accroche: 
Devenir volontaire dans une ONG est une façon de s’investir pour la coopération au développement en Belgique ou dans un pays du Sud.

Volontariat dans les ONG

Surtitre: 
Donner son temps
Accroche: 
Il y a différentes façons de s'investir dans une ONG

Dans quelles activités ?

L’aide des volontaires est précieuse pour les ONG.

  • Les volontaires accomplissent des tâches que l’ONG ne pourrait pas mener à bien autrement
  • Ceux et celles qui s’engagent pour une ONG donnent une légitimité à son action et à son message.
  • Le secteur ONG a besoin de l’énergie et l’enthousiasme de tous ceux/celles qui se mobilisent pour plus de justice sociale. Cela aide à porter leurs revendications.

Volontaire, bénévole, coopérant, quelles sont les différences ?

Volontaire et bénévole : En Belgique le législateur utilise le terme « volontaire » pour désigner les personnes offrant gratuitement leurs services à une association ou une ONG. Être volontaire ou bénévole c’est donc la même chose.

Coopérant : Un coopérant ONG est lié par un contrat de travail. Un coopérant ne fait donc pas du travail bénévole, il est rémunéré par un salaire et reçoit divers avantages selon son statut.
La confusion des termes vient du fait que dans d’autres secteurs que celui des ONG, les volontaires ne sont pas de bénévoles (ex : ONU).

Volontaire, en Belgique, dans un pays du Sud ?

  • En Belgique : La plupart des activités proposées aux volontaires dans les ONG belges se situent en Belgique. Ces activités sont très diverses.
  • Dans un pays du Sud : Partir comme volontaire avec une ONG dans un pays du Sud est moins facile. Pour les personnes qui veulent vivre une expérience dans le Sud, certaines ONG organisent toutefois des séjours d’immersion, des camps chantiers ou des visites de projets. Il ne s’agit pas d’aller aider des populations du Sud, le bénéfice revient plutôt à la personne ... qui part ! C’est une autre forme d’engagement dans la solidarité internationale. Pour connaître les annonces de bénévolat accédez à la partie Jobs.

Exigences particulières ?

Les ONG recherchent dans toutes les tranches d’âge, des jeunes aux retraités, des personnes avec différentes compétences, différentes formations, etc. Certaines ONG définissent parfois un profil type mais la plupart engagent les volontaires suivant les tâches que ceux-ci auront à accomplir.

Il importe toutefois que le volontaire veille à :

  • Adhérer aux valeurs portées par l’association.
  • Se renseigner sur la politique de volontariat de l’ONG Clarifier avec l’ONG ses attentes et les vôtres !

Volontariat en Belgique

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Soutenir le travail des ONG
Accroche: 
Les ONG de développement font régulièrement appel à des volontaires pour diverses tâches (lobbying, expertise, appui administratif, récolte de fonds, etc).

Comment être utile dans les ONG en tant que volontaire?

  • S’investir dans l’Éducation au développement et le lobbying politique : diffuser de l’information et réaliser des animations dans les écoles, lors de stands, de conférences, etc., participer à un séjour d’immersion et témoigner de son expérience dans le Sud au retour, participer à des interpellations politiques, etc.
  • Apporter une expertise : analyse de questions techniques, participation à un comité de sélection des projets, réalisation d’un mémoire ou un TFE sur une problématique liée à la coopération au développement, etc.
  • Donner un soutien administratif et logistique : permanence téléphonique, classement de documents, appui comptable, traduction, travaux de maintenance, etc.
  • Récolter des fonds : participation à des stands, des campagnes de rue, des marches parrainées, rechercher des sponsors, organiser une activité de soutien à un projet, etc.

Les ONG belges font rarement appel à des volontaires pour leurs activités au SUD. Pour des personnes qui veulent vivre une expérience au Sud, certaines ONG organisent toutefois des séjours de formation.

ONG de développement qui engagent des volontaires pour leurs activités en Belgique.

Certaines ONG font appel à des volontaires de manière permanente et d’autres de manière occasionnelle. N’hésitez pas à visiter les pages web des ONG membres d’ACODEV, certaines y présentent les conditions pour devenir volontaire.

Pour connaître les annonces de volontariat accédez à la partie Jobs.

Voyages d'immersion

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Sur le terrain
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Partir comme volontaire avec une ONG dans les pays du Sud se fait dans le cadre d'un processus de formation. Plusieurs possibilités existent.

Plusieurs ONG proposent des séjours d'immersion dans les pays du Sud. Ces séjours s'inscrivent dans une démarche de changement de valeurs, d'attitudes et de comportements. Ces séjours sont font donc partie d'une formation à la citoyenneté mondiale plutôt que des séjours touristiques à vocation humanitaire.

Quesl objectifs poursuivent ces séjours?

  • Vivre une rencontre interculturelle (souvent un premier contact avec la réalité des pays du Sud) dans le dialogue et la responsabilisation mutuelle face aux enjeux planétaires
  • Renforcer la compréhension des enjeux planétaires et des interdépendances Nord/Sud
  • Renforcer le sentiment de solidarité et d’engagement pour un monde plus juste et solidaire ainsi que la capacité à se mobiliser dans les actions de solidarité internationale

Être volontaire dans le Sud avec une ONG belge répond davantage à un besoin de formation qu’à un besoin d’apporter une aide directe aux populations du Sud.

Les différentes étapes de ce type de volontariat sont:

  • Avant le voyage : Formation pour les participants d’une durée minimale de deux jours. Elle aborde au minimum une meilleure connaissance du pays visité, une approche des interdépendances Nord-Sud et la question de l’appréhension d’une réalité culturelle différente de la sienne ;
  • Séjour dans le Sud durant lequel les participants sont encadrés par l’ONG belge et/ou l’association d’accueil.
  • Évaluation/débriefing après le séjour, de retour en Belgique ;
  • Suivi des participants par l’ONG pour les aider à s’engager individuellement et/ou collectivement dans la solidarité internationale.

L'organisation des "étapes d'un séjour" a été détaillée pour ceux qui souhaitent organiser un séjour d'immerion.

En pratique

  • La motivation est souvent le principal critère pour participer à un séjour de formation dans le Sud. Toutefois, il arrive que certaines compétences plus particulières soient exigées (en fonction du type de projets) ainsi que la connaissance de la langue du pays.
  • Les frais de voyage (billet d’avion, frais de passeport et visa, vaccins, etc.) sont la plupart du temps à charge du participant.
  • Pour connaître les annonces de volontariat accédez à la partie Emploi du site internet.
  • Il existe une quinzaine d’ONG qui envoient des volontaires dans le Sud dans le cadre d’un séjour d'immersion, consultez leur site.

Si vous désirez organiser un séjour d'immersion, vous trouverez davantage d'information dans la publication d'ACODEV sur l'immersion et sur ce site dans la partie "étapes d'un séjour". 

Prochains voyages d'immersion

Les ONG qui organisent des voyages d'immersion informent les personnes intéressées via des soirées d'information.Retrouvez-les sur l'agenda-solidaire.
  

Témoignages de volontaires

Une expérience de séjour d’immersion peut marquer fortement ceux et celles qui l’ont vécue.  Des personnes parties en immersion en témoignent ...

Des témoignages de jeunes du Sud sur les réalités du Nord


Un pas vers l'autre

15 jeunes issus du Bénin, du Burkina et du Maroc.
Ils sont venus découvrir la Belgique et ses réalités lors d'un séjour d'immersion de 2 semaines en avril 2017.

La vidéo est disponible ici.

Des témoignages de jeunes du Nord sur les réalités du Sud

J’ai décidé de ne pas en rester là
Moi, engagée ???  Je pense que mon engagement est un résultat de plein d’évènements mais il est clair que ma participation au projet d’immersion (formation et séjour) l’a renforcé.  Dès lors où j’ai été touchée par cette expérience je ne pouvais plus fermer les yeux sur les dysfonctionnements de la société et me suis sentie directement impliquée dans le changement.  Ce projet d’immersion a marqué le début de l’après, le « commencement de toute une vie »…  à mon retour, j’ai décidé de ne pas en rester là (Lisa, Bénin).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La rencontre
Le fait d’être invitée chez des Indiennes, de discuter tout simplement avec elles de la vie en Inde a été favorisé par ma participation au camp.  Je pense que la rencontre n’aurait pas été poussée à ce point avec la population si j’avais porté uniquement l’étiquette de « touriste » . (Déborah, Inde)

 

On se pose plein de questions
« Durant tout le processus, on est en constante réflexion, on se pose plein de questions sur différents sujets, questions qui ne trouvent d’ailleurs pas toutes une réponse.  Mais on ressort complétement différent de ce genre de voyage, on se sent utile, on se dit qu’on a apporté quelque chose aux autres tout comme eux nous ont apporté quelque chose » (Thomas, Maroc).

Une autre réalité – Une meilleure connaissance de qui je suis
Au-delà de mes objectifs personnels, ce chantier m’a permis de rencontrer des personnes, des histoires de vie, des mentalités, une autre réalité, d’autres paysages, d’autres cultures et des conceptions bien différentes de ce que j’ai l’habitude de côtoyer en Belgique.  J’ai acquis une meilleure connaissance de qui je suis (Sabrina, Togo).

 

L’envie de construire autre chose
« J’ai plus de confiance en l’avenir, dans le fait que d’autres partagent l’envie de construire autre chose, ici comme ailleurs dans le monde.  J’ai aussi une vision plus cohérente du monde dans lequel on vit, des mécanismes d’un système global, des causes et conséquences de mes comportements, de ma responsabilité et de mon pouvoir »  (Volontaire, Bénin).

Ma vision des choses a évolué
« Ma vision des choses a fortement évolué. Déjà avant le départ, les réunions et autres activités m'ont apporté une réflexion. J'essaie de ne pas non plus voir tout en blanc ou en noir mais je pense plus à l'impact négatif ou positif que je peux avoir et agis en étant consciente de mon acte. Je crois que c'est déjà un bon début. Mieux connaitre le système dans lequel on vit et ainsi pouvoir mieux y prendre place. » (Volontaire, Équateur).

 

Plus d’importance aux valeurs de solidarité...
« Ma relation aux biens matériels ; ma vision de la vie et de la société dans laquelle je vis est beaucoup plus critique.  J’accorde encore plus d’importance aux valeurs de solidarité, de partage, d’entraide et d’interculturalité »  (Volontaire, Népal).


Notre point de vue n’est pas le seul et unique
(…) Durant le séjour, les discussions avec les correspondants enrichissent nos visions sur la condition de la femme, l’immigration, le mariage, etc. et nous montrent que notre point de vue n’est pas le seul et unique, et qu’il n’est pas plus valable qu’un autre.  Durant ces échanges, nous apprenons aussi des valeurs telles que l’entraide, l’amitié (…)   (Cécile, Bénin).   

 


Résister
« J’ai ressenti pas mal de culpabilité et de tristesse en me rendant compte que je faisais partie de ce système cynique d’exploitation des uns, enrichissement des autres, et destruction de la planète.  Le voyage m’a permis de reprendre courage et de me dire que je peux dire « non » à ce qui ne me plaît pas et résister » (Volontaire, Guatemala).

Travailler dans le secteur

Surtitre: 
Un investissement professionnel
Accroche: 
Les emplois dans le secteur sont fort variés que ce soit dans les pays du Sud ou en Belgique. Les postes à pourvoir sont cependant peu nombreux.

L'emploi dans les ONG

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Un investissement professionnel
Accroche: 
Que veut dire travailler dans le secteur de la coopération au développement ?

Emploi chez les ONG

Il est possible de s'engager professionnellement dans les différents niveaux de la coopération. Les ONG ONG présentent un nombre d’emplois relativement diversifiés. Le secteur présente par ailleurs une mobilité assez importante.

Le Secteur

Les ONG font partie en Belgique du secteur non-marchand et au sein de celui-ci du socioculturel (Commission Paritaire 329).  Pour les ONG francophones et bilingues, le secteur se situe à la cinquième place au sein du secteur socioculturel. Le secteur ONG peut faire appel aux différentes mesures qui organisent la flexibilité dans la vie professionnelle, notamment le recours au crédit-temps , à l'aménagement du temps de travail pour les employés plus âgés et souvent aux horaires souples ou au télétravail. Le travail à temps partiel est très fréquent et est permis dans la plupart des organisations. On prête beaucoup d’attention à un équilibre « travail-vie privée ».

Le salaire

Pour la fixation et l'évolution du salaire de base, les ONG utilisent leur propre système salarial, qui font référence le plus souvent soit aux barèmes salariaux d’autres sous-secteurs du secteur socioculturel, soit aux barèmes de la fonction publique . Les grandes organisations ont parfois développé un système qui leur est propre en faisant appel aux conseils de bureaux spécialisés. La différence entre les salaires les plus élevés et les plus bas est clairement plus restreinte que dans le secteur privé.

Nombre de collaborateurs

Le nombre de collaborateurs par ONG varie beaucoup. Médecins Sans Frontières et quelques autres grandes organisations emploient plus de 75 personnes mais la plupart des ONG emploient moins de 50 travailleurs en Belgique. La diversité de ces collaborateurs est importante lorsque l'on examine l'équilibre des genres et des classes d'âges: le secteur est féminin (surtout dans les fonctions des activités au nord) et les classes d'ages sont assez bien réparties sauf pour les moins de 25 ans. Il n'y a pas d'information concernant les collaborateurs allochtones en Belgique ou les personnes handicapées, mais le secteur est bien conscient qu’il reste beaucoup à faire sur ce plan.

Pourquoi des travailleurs professionnels ?

Il est souvent reproché au secteur de consacrer des ressources financières au personnel en Belgique ou dans le Sud. La coopération au développement ne peut cependant pas être seulement l'oeuvre de bénévoles. La bonne volonté ne suffit pas. Les travailleurs professionnels ont des compétences et le temps pour analyser des situations et des pistes de solutions avant d'entreprendre des actions. Des méthodes et approches particulières pour la réussite des projets ont été mises en place grâce à la professionnalisation du secteur. Les ONG en particulier ont développé des méthodes de travail spéfiques qui portent leurs fruits. 

Plus d'infos sur le site d'ong-livreouvert.

Travailler en Belgique

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Engagement professionnel
Accroche: 
Tous les acteurs belges actifs dans la coopération internationale ont du personnel employé pour la gestion de cette matière en Belgique.

Travailler dans une ONG de développement

Toutes les offres courantes des ONG de développement sont postées sur la page Emploi.

Fonctions

Il n'y a pas de profil type pour travailler dans le secteur ONG. Le parcours de formation varie également. Ci-dessous un essai de description des fonctions les plus fréquentes.

  • Directeur-trice : Il-elle a une délégation large du conseil d'administration pour gérer l’association et pour l’engager.
  • Coordinateur-trice de département, gestionnaires financiers, ou des ressources humaines : Il-elle supervise, organise et coordonne un ou plusieurs service(s)/projet(s)/département(s) de l'association conformément aux orientations définies par les instances dirigeantes. Il est responsable du/des service(s)/projet(s)/ddescriptionépartement(s) dont il-elle a la charge.
  • Le-a chargé-e de plaidoyer relaie, défend et promeut les positions et les revendications politiques de l’association, des partenaires des pays en voie de développement et des différents réseaux auxquels il-elle participe. C'est une fonction plus spécifique aux ONG par rapport au monde associatif.
  • Expert-es et chercheurs apportent et capitalisent les connaissances nécessaires à améliorer la qualité des interventions de l’organisation dans son domaine d’expertise. 
  • Chargé-e de la récolte de fonds met en œuvre les actions adéquates et diversifiées pour assurer des rentrées financières privées et/ou institutionnelles conformément aux politiques et stratégies de l'association. 
  • Gestionnaire de projets travaille sur une partie ou sur l'ensemble des étapes des projets en conformité avec les finalités de l'association : élaboration, mise en place, suivi et évaluation.
  • Animateur-trice en ED conçoit et/ou réalise des projets/programmes/actions/outils pédagogiques d'éducation au développement conformes aux finalités de l’association et aux programmations afin d'informer, de sensibiliser et/ou de mobiliser un public cible.
  • Chargé-e de la communication conçoit ou met en œuvre tout moyen, action, réseau de communication visant à rendre visible, à faire connaître l’association et à faciliter les relations de l’association avec son environnement. 
  • Comptable enregistre et traite des informations relatives aux mouvements financiers de l’association.
  • Informaticien/ne assure le bon fonctionnement de l’outil informatique, c'est-à-dire toutes les ressources techniques (hardware ou software) participant à la gestion de l’information dans toutes ses composantes (support technique, maintenance et développement). 
  • Documentaliste met en place l’organisation, le fonctionnement, la gestion de services de documentation et la gestion et la conservation de l’information. Il assure l'accès à l'information, sa circulation et sa conservation, selon des systèmes de classements et/ou d'indexations, en fonction des techniques documentaires d'acquisition, de production, de conservation et de communication.

Bien entendu les ONG sont très différentes les une des autres et toutes ne disposent pas de toutes ces fonctions. La sélection des candidats s'effectue sur base des capacités et compétences de chacun. Mais à compétences égales, c'est le degré d'engagement qui fait la différence. Si un poste suscite énormément de candidatures et que certaines ne présentent pas d'expérience d'engagement (quelles qu'elles soient) elles risquent de ne pas être prises en compte.Evolution du personnel des ONG 2002-2014

Plus d'infos sur le personnel des ONG sur ong-livreouvert.be.

Les recrutements dans les institutions nationales

SPF Affaires étrangères - Direction générale du Développement

Cet organisme gère tous les programmes fédéraux de développement. Il est possible d'y travailler comme statutaire ou contractuel. Leur site présente les différents statuts et les modalités de sélection pour les postes.

La CTB - Agence Belge de Développement

C'est l’agence fédérale belge de coopération au développement, son rôle est davantage porté sur l'exécution de projets que sur la gestion (contrairement à la DGD). La CTB recrute régulièrement pour son siège à Bruxelles, son site web présente les informations sur le  recrutement et la politique de personnel.

Partir dans un pays du Sud

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L'expatriation professionnelle
Accroche: 
Les ONG belges envoient des expatriés avec des fonctions précises. Il est également possible de partir avec une institution belge ou des ONG étrangères.

Expatriation avec une ONG belge de développement

Le site d'ACODEV reprend les offres d'emploi pour les missions, les postes de coordinations, les coopérants et les expatriés.

Un certain nombre d’ONG embauchent des coopérant-e-s (souvent appelés « expatrié-e-s ») dans le cadre de la coopération au développement ou de l'aide humanitaire. Ce sont des personnes qui ne sont pas originaires du pays où elles sont affectées. Ces coopérants ou expatriés peuvent être de diverses origines, mais pas de celle du pays où ils sont affectés.

Actuellement la plupart des expatrié-e-s sont envoyés dans un cadre d'aide humanitaire.

Tous ces envois ont été préalablement définis et planifiés afin d'être subsidiés entièrement ou en partie. Il est donc peu probable qu'une candidature spontanée puisse déboucher sur un envoi si celui-ci n'avait pas été envisagé par l'ONG.

Nombre d'expats des ONG belges

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plus d'infos sur le nombre d'expatriés et les ONG d'envoi sur ong-livreouvert.

Le statut officiel de coopérant n'existe plus

A partir de 2017, la réglementation de subsidiation des ONG par les pouvoirs publics belges ne prévoira plus de « statut » de coopérant ONG / d’expatrié. Les ONG d’envoi de coopérants qui participent au groupe de travail « coopérants » ont donc trouvé utile de réfléchir à la question de normes ou accords entre ONG à ce sujet. Ceci a fait l’objet de discussion et en définitive, il est proposé un positionnement commun. Les conseils d'administration des fédérations ACODEV et ngo-federatie ont approuvé le travail du GT.

Les grands principes affirmés par le secteur sont les suivants :

  • Les ONG d’envoi d’expatriés s’engagent à mettre en œuvre des politiques RH de qualité et professionnelles
  • Les ONG d’envoi d’expatriés ont chacune une politique salariale propre qui est juste et décente
  • Les ONG d’envoi d’expatriés offrent une couverture sociale adéquate
  • Les ONG d’envoi d’expatriés interviennent dans les coûts liés directement à l’expatriation
  • Par expatrié, les ONG entendent le travailleur sous contrat de travail qui a une nationalité autre que celle du pays de travail au Sud où il s’expatrie.

Expatriation avec d'autres institutions

SPF Affaires étrangères - Direction de la coopération au développement

Outre des postes liés à la diplomatie, le SPF affaires étrangères envoie des Attachés à la coopération. Ils sont affectés aux ambassades belges dans les pays partenaires ou auprès d'une institution internationale de développement.

CTB - Agence belge de développement

La CTB organise l'envoi d'expatriés dans le cadre de ses projets et de ses bureaux de représentation ; des offres d'emploi concernant ces possibilités sont régulièrement postées sur son site. La CTB a également mis en place le programme Junior. Ce dernier offre la possibilité d’acquérir une première expérience professionnelle dans la coopération.

APEFE

Les envois de cette ASBL issue des instances communautaires et régionales concernent essentiellement le domaine de la formation et de l'enseignement. Les offres d'emploi courantes sont reprises sur leur site internet.

ONU

La Belgique met à la disposition de l'ONU du personnel selon différentes modalités : Les experts-associés (JPO), les UN Volontaires, les UN Volontaires - Programme "Stagiaires", UN Volontaires - Opérations spéciales.  

Autres pistes : Portails internationaux pour la recherche d'emploi

Rien ne vous empêche de chercher un contrat pour l'expatriation dans un autre pays que la Belgique. Les ONG et mêmes les institutions étrangères engagent souvent des Belges du moment qu'ils conviennent aux postes proposés et qu'ils peuvent se rendre aux entretiens de sélection.

Les conditions sont alors différentes d'un contrat à l'autre. Il n'est pas garanti que vos droits sociaux soient gardés à votre retour en Belgique. Vous devez vous renseigner auprès de l'organisation où vous postulez ainsi qu'auprès des institutions en Belgique (ACTIRIS, ONEM, FOREM, etc).

Plateformes ou fédérations d’ONGD Portails internationaux pour la recherche d'emploi dans le secteur

Changer son mode de vie

Surtitre: 
Réfléchir à son quotidien
Accroche: 
Devenir citoyen ou citoyenne du monde veut aussi dire réfléchir au gestes du quotidien qui ont un incidence sur la planète au niveau social ou environnemental

Le changement peut s'opérer à différents niveaux. Les ONG membres d'ACODEV ouvrent à la réflexion et proposent des pistes de changement. D'autres acteurs proches du secteur le font également. Diverses possibilités sont reprises ici.

Voter "engagé"

Cela veut dire lire les programmes des partis à la lumière des enjeux de la citoyenneté mondiale. Les ONG organisent des conférences et tables rondes avant les élections pour connaître le point de vue des partis sur des situations ou des thématiques liées à la solidarité. Ces événements sont aussi répertoriés sur www.agenda-solidaire.be.

Réfléchir à sa consommation

Dans notre société, le marché est aussi dévenu un endroit où il est possible d'influencer les dynamiques mondiales. Le choix que nous portons sur les produits que nous achetons a donc un impact.

Quelques videos sur la consommation et son incidence mondiale Les organisations qui peuvent vous renseigner sur l'origine des choses

Acheter autrement

Acheter équitable
Acheter solidaire
Acheter local
Ne pas acheter !

Manger autrement

La consommation excessive de viande des pays occidentaux a un impact sur l'environnement et les populations du Sud. En effet, la culture de céréales à destination du bétail européen dans les pays du Sud engendre un accaparement de terres par certaines entreprises et/ou États ainsi que la déforestation de certaines régions.

Voir à ce sujet :  Formations et réfléxions dans les organisations
 

Voyager et se déplacer autrement

Au quotidien
Pour aller loin
 

Epargner autrement

Le système monnétaire mondial crée des disfonctionnements et des inégalités entre le Nord et le Sud.

Informez-vous

Tenir bon !

L'optimisme n'est pas toujours là lorsqu'on sent que la citoyenneté est menacée ou qu'elle a moins de place. Le temps de se ressourcer, informez-vous sur les avancées et les stratégies qui réussissent : Bonnes nouvelles.be

Conscientiser à son tour

Accroche: 
Donner la possibilité à d'autres de s'engager également

Dans une école

Surtitre: 
Donner la possibilité à d'autres de s'engager également
Accroche: 
En tant qu'enseignant-e ou encadrant dans une école, vous avez une place privilégiée pour sensibiliser les élèves aux enjeux Nord-Sud

Vous êtes enseignant

En tant qu'enseignant/e vous avez une place privilégiée pour sensibiliser et former les jeunes aux enjeux Nord/Sud et à la citoyenneté mondiale. Cela est possible déjà en primaire. En secondaire beaucoup de cours se prêtent particulièrement bien à ces thèmes (Histoire, Actualité, Sciences humaines, Sciences sociales, Géographie, Sciences économiques, Etude du Milieu, Religion, Morale, etc.), de même qu'au niveau supérieur. 

Vous possédez déjà toutes les qualités pédagogiques pour faire bouger vos élèves. Veillez également à ce que l'information que vous donnez soit bien en phase avec les problématiques actuelles.

Formations pour les enseignants 
Accompagnement sur mesure d'établissements scolaires 
Plan Belgique - Ecole droit de l'enfant 
Animations d'ONG dans les écoles  
  • ACDA
  • Action Damien
  • ADG
  • Autre Terre 
  • CEMUBAC
  • CNCD-11.11.11.
  • Commission Justice & Paix
  • Croix-Rouge francophone
  • DBA
  • Entraide & Fraternité
  • FUCID
  • GEOMOUN
  • GRESEA
  • Iles de paix
  • ISF
Dossiers pédagogiques et animations déjà prêts  
"La solidarité internationale en classe" recense les outils pédagogiques et les animations en classe de 21 ONG belges (du maternel au secondaire).

Annoncer La Couleur, un programme géré par la CTB (coopération d'état) encadre de nombreux enseignants par des formations et met à leur disposition des dossiers pédagogiques.

Vous n'êtes pas enseignant mais vous travaillez dans une école

  • Vous pouvez mettre à disposition de l'information (affiches, flyers, etc) concernant la coopération au développement.
  • Vous pouvez intégrer dans l'école des produits issus du commerce équitable.
  • Vous pouvez également encadrer des élèves et organisez des voyages d'immersion dans un pays du Sud.

Groupes d'action des ONG

De quoi s'agit-il ?

Ces groupes sont composés de jeunes adultes désireux de défendre la justice économique et la consommation responsable dans leur localité. Ils constituent de véritables démultiplicateurs et démultiplicatrices des messages de l’ONG et de ses valeurs en menant différentes activités : actions médiatiques, conférences, animations, ciné-débats, etc. Quelques exemples sont repris dans la brochure sur les activités de l'éducation au développement (ou éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire) et sur le site.

Lien avec l'ONG

Pour mener à bien leurs activités, tous les groupes d’action sont réunis pour se former une fois par an lors d’un weekend. L’objectif visé est de débattre plus en détails des thématiques traitées par l’ONG et de favoriser les échanges et le renforcement mutuel entre groupes.

ONG qui proposent de rejoindre un groupe

Organiser un séjour d'immersion

Accroche: 
Un séjour d'immersion est un outil au service d'un projet éducatif de citoyenneté mondiale et solidaire. Il ne s'agit donc pas d'un séjour touristique.

Brochure Séjour d'immersionCes pages se sont inspirées de la brochure "Séjour d'immersion. Une démarche éducative de solidarité internationale".

Les séjours d'immersion sont déjà présentés sur les pages "volontariat au Sud" destinées aux personnes qui voudraient être volontaires. Cette partie-ci du site donne davantage de détails sur la façon d'organiser un tel séjour.

Etapes d'un séjour

Accroche: 
Les trois phases d'un séjour d'immersion ne s'improvisent pas. Voici comment procèdent les ONG

Formation avant le départPréparation au séjour - Quinoa

Les ONG spécialisées accordent beaucoup d'importance à la préparation du séjour :

  • La formation dure au moins deux jours
  • Elle est assurée par le personnel de l'ONG
  • Elle aborde un questionnement sur le sens du séjour, une approche des interdépendances Nord-Sud, une incitation à la démarche interculturelle, une meilleure connaissance du pays visité, une réflexion sur la citoyenneté solidaire et responsable
  • Elle est adaptée aux besoins du public sur base de l'expérience et la conceration avec les porteurs du projet.

Récolte de fonds : Il arrive que des activités de récolte de fonds soient organisées pour alléger le coût du voyage et/ou appuyer l'action des partenaires du Sud. Toutefois, la récolte de fonds ne doit pas se substituer à la démarche de la formation.

Le séjour sur place

Le séjour dans le Sud, dure le plus souvent de 2 à 6 semaines et les activités varient suivant les organisations (rencontres d'acteurs, participation à des micro-projets sur place, etc).

L'encadrement peut se faire par :

  • Les porteurs du projet préparés
  • et/ou une ONG belge spécialisée dans l'immersion
  • et une association d'accueil sur place
  • Les rôles de chaque partie prenante son tà clarifier dès le démarrage du projet d'immersion

L'encadrement doit faciliter :

  • La compréchension du conctexte social, économique, politique et culturel
  • La gestion des relations avec les organisations locales
  • La prise de recul du groupe sur le vécu de l'immersion
  • L'encadrement doit également assurer que les objectifs éducatifs soient poursuivis tout au long du séjour

Le debriefing au retour, une étape fondamentale

  • Pour discuter du vécu du participant-e sur place et transformer éventuellement les expériences difficiles en quelque chose de constructif
  • fixer les acquis et les rendre durables
  • réfléchir à son engagement au retour et à la possibilité de s'investir dans diverses initiatives de solidarité
  • tirer des enseignements du séjour pour faire évoluer son environnement immédiat
  • réparer les retombées du séjour par une activité de partage des fruits de l'expérience

ACODEV a publié une brochure sur le Séjour d'immersion dans le Sud. Elle est disponible en ligne.

Mémo séjour d'immersion

  • Quelles sont les objectifs poursuivis par ce projet d’immersion ?
  • Quelles sont les attentes et les motivations des participant-e-s ? Comment vais-je en tenir compte ou les recadrer ?
  • Quelle image chaque participant-e et le groupe ont-ils envie de donner sur place ? Quelle est sa vision du développement au départ ?
  • Quel type de formation proposer au groupe pour se préparer ?
  • Avec qui organiser ce projet ? De manière isolée ? Accompagné par une ONG belge ?
  • Quelle est la place des acteurs locaux dans la réalisation du séjour, leurs objectifs et leur rôle dans les différentes étapes du processus ?
  • Est-il prévu de discuter avec les participant-e-s du suivi à donner au séjour d’immersion ? Quelles sont leurs attentes en la matière ? Quels mécanismes mettre en place pour s’assurer que ce suivi aura lieu ?
  • Un moment d’évaluation est-il planifié au retour du voyage ?
  • Quels moyens (temps, financiers, humains) peuvent être mobilisés pour ce projet ?

Questions fréquemment posées

Accroche: 
Voici une liste de questions fréquemment posées par ceux qui souhaitent organiser un séjour d’immersion, avec ou sans l’aide d’une ONG spécialisée.
  1. L’objectif d’un séjour d’immersion est formateur pour les participant-e-s mais qu’en est-il de l’aide à la population locale ?
  2. Pourquoi une préparation des participant-e-s avant le départ ? Le séjour sur place n’est-il pas suffisamment « formateur » ?
  3. Quelle est la plus-value d'organiser le séjour avec une ONG spécialisée ?
  4. Vers qui se tourner pour préparer au mieux le groupe si le séjour est organisé en dehors de l’appui d’une ONG spécialisée ?
  5. Les participant-e-s doivent-ils-elles faire preuve de compétences particulières pour partir ?
  6. Quelles sont les compétences requises pour partir en tant que personne encadrante ?
  7. Financièrement, à quoi faut-il s’attendre ?
  8. Quel est le rôle des organisations locales dans la préparation et le déroulement du séjour ?
  9. Quels types d’action peuvent être entrepris au retour, pour aller plus loin à titre personnel ou pour sensibiliser d’autres ?
  10. Qu’en est-il de la réciprocité ou immersion au Nord ?

1. L'objectif d'un séjour d'immersion est formateur pour les participant-e-s mais qu'en
est-il de l'aide à la population locale ?

Le séjour n’a pas pour fonction première de contribuer à de l’aide humanitaire. Les effets sont pourtant réels pour la population locale. Ceux-ci sont à la fois directs (déconstruction des stéréotypes, création d’une dynamique de solidarité, etc.) et indirects (création d’une citoyenneté mondiale et solidaire ; changements sociopolitiques à long terme, etc.).

Lorsque le séjour d’immersion est organisé autour de la participation à un projet concret au Sud (ex. Campschantiers), il y a certes un petit appui concret mais il s’agit avant tout d’une porte d’entrée pour susciter la rencontre interculturelle et la réflexion sur le développement.

2. Pourquoi une préparation des participant-e-s avant le départ ? Le séjour sur place
n’est-il pas suffisamment « formateur » ?

Sans préparation un séjour dans le Sud peut apporter des effets non désirés :

  • des déceptions/frustrations face à des attentes trop ambitieuses
  • un renforcement des stéréotypes suite à un choc culturel trop important et mal interprété
  • un repli sur soi ;
  • une image négative auprès de la population d’accueil ;
  • des effets indésirables sur le contexte local

Les préparations au départ visent une information, une prise de conscience et un engagement en faveur de la solidarité internationale. Elles permettent plus particulièrement :

  • de calibrer les attentes des participant-e-s face au séjour, les attentes couvertes et non couvertes,les limites du projet ;
  • de travailler avec chacun ses représentations mentales, ses stéréotypes, prendre conscience de ses valeurs, etc. ;
  • d’approfondir une réflexion sur les enjeux globaux, les rapports Nord/Sud, la citoyenneté active, des thèmes spécifiques, etc. ;
  • de préparer au choc culturel émotionnel
3. Quelle est la plus-value d'organiser le séjour avec une ONG spécialisée ?

Les ONG spécialisées assurent, en tout ou en partie, la mise en œuvre du processus éducatif : préparation au séjour – encadrement sur place – débriefing au retour. L’accompagnement est le plus personnalisé possible.

Collaborer avec une ONG peut présenter les atouts suivants :

  • une expérience de longue date dans la préparation et l’encadrement des séjours d’immersion ;
  • une offre de formation au départ ;
  • la mise en contact des participant-e-s avec des acteurs du Sud ;
  • un accompagnement pédagogique de qualité, la mobilisation de méthodes pédagogiques interactives et participatives,
  • une expérience locale de projets de coopération au développement, etc.;
  • une démarche continue de réflexion sur la qualité des séjoursd’immersion.

Plus d'infos : liste des ONG organisant des séjours d'immersion

4. Vers qui se tourner pour préparer au mieux le groupe sans l’appui d’une ONG spécialisée ?

Plusieurs associations non spécialisées dans les séjours d'immersion organisent des formations sur les enjeux liés à la rencontre interculturelle ou sur des thématiques spécifiques.

Pour les connaître : Consultez la liste des ONG organisant des formations sur le site ou retrouvez-les sur www.train2dev.be.

5. Les participant-e-s doivent-ils-elles faire preuve de compétences particulières pour partir ?

  • La motivation est souvent le principal critère
  • D’autres attitudes facilitent le séjour : capacité d’écoute, d’échange, d’adaptation, maturité s’il s’agit de jeunes participant-e-s, etc.
  • Des compétences plus particulières comme la langue du pays d'accueil sont parfois également demandées

6. Quelles sont les compétences requises pour partir en tant que personne encadrante ?

  • Les mêmes compétences que celles demandées aux participant-e-s
  • bonne perception des enjeux du développement,
  • sensibilité pour les démarches interculturelles
  • capacité de gestion et d’animation de groupe.

Pour aller plus loin consultez la liste des ONG qui organisent des formations et/ou le site de www.train2dev.be un répertoire de formations courtes pour adultes sur le développement (en cours de développement).

7. Financièrement, à quoi faut-il s’attendre ?

Les frais de voyage (billet d’avion, frais de passeport et visa, vaccins, etc.) ainsi que les coûts de séjour sur place sont la plupart du temps à charge des participant-e-s.

Dans le cadre de certains séjours d’immersion, il est prévu que le groupe s’organise pour récolter des fonds. Ceux-ci serviront à alléger les coûts et/ou seront affectés au projet des partenaires du Sud après concertation avec eux.

8. Quel est le rôle des organisations locales dans la préparation et le déroulement du séjour ?

Le partenaire du Sud doit être impliqué dans toutes les phases du projet, de la conception à la  mise en oeuvre et le suivi :

  • construction collective du projet et du parcours pédagogique;
  • prise de responsabilité partagée sur les résultats ; éventuellement dans la continuité des actions au-delà du séjour ;
  • définition (éventuelle) de l’objet du séjour et son programme ;
  • participation (éventuelle) à la préparation du groupe avant le départ (il faut que le partenaire soit présent en Belgique à ce moment-là) ;
  • encadrement du séjour sur place, en collaboration avec l’ONG belge et/ou le porteur du projet, mise en contact avec les associations locales visitées, etc. ;
  • sensibilisation/formation des publics locaux qui participeront aux échanges pendant le séjour d’immersion ;
  • participation au débriefing sur place, à la fin du projet et avant le retour en Belgique ;
  • maintien des contacts, engagement possible dans une relation de plus long terme avec le groupe.

9. Quels types d’action peuvent être entrepris au retour, pour aller plus loin à titre personnel ou pour sensibiliser d’autres ?

Les actions au retour peuvent être diverses :

  • témoignages/partages avec la communauté scolaire/universitaire,
  • organisation de conférences-débats,
  • engagement bénévole/professionnel pour sensibiliser à son tour , suivi d’une
  • formation complémentaire,
  • mobilisation dans une action de plaidoyer politique,
  • réalisation de microprojets,
  • etc.

Cet investissement peut se faire de manière autonome ou avec l'accompagnement d'une ONG. Les ONG d’éducation au développement (d'ACODEV) peuvent renseigner sur les pistes d’engagement  et proposer des rencontres avec des acteurs porteurs de projets solidaires.

10. Qu’en est-il de la réciprocité ou immersion au Nord ?

Le sens de la mobilité reste majoritairement orienté du Nord vers le Sud. Certaines ONG expérimentent toutefois l'accompagnement de projets de mobilité Sud-Nord ou Sud-Sud qui permettent aux citoyen-n-e-s du Sud de se déplacer pour découvrir d’autres réalités proches ou lointaines. Il s’agit là d’une piste afin de renforcer la réciprocité des relations et la valeur ajoutée pour les acteurs du Sud impliqués dans la collaboration.

Autres modes de conscientisation

Dans une entreprise

Les ONG suivantes encadrent les projets dans le milieu des entreprises.

Dans un mouvement de jeunesse

  • Consultez l'ONG Îles des Paix, Quinoa pour plus d'infos.
  • Si vous voulez organiser un séjour dans un pays du Sud dans une perspective de solidarité internationale, plus d'infos ici.

Création d'une ASBL

Vous avez également la possibilité de vous associer, de créer une association de fait ou encore une ASBL pour mettre en œuvre, avec d'autres personnes des projets qui vous tiennent à cœur. Renseignez-vous cependant avant de créer une nouvelle structure, nombres d'associations existantes ont besoin de votre soutien!
Voir à ce sujet :