De quoi s'agit-il ?

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Les notions de développement et coopération au développement
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Pas toujours facile de cerner cette matière très récente mais qui a déjà beaucoup évolué d'une approche "charité" à la construction solidaire

Les notions de développement et de coopération au développement

Les origines

Les concepts de sous-développement et de Tiers-monde sont apparus après la deuxième guerre mondiale, lorsque s’achevaient les premiers processus de décolonisation. A cette époque, on considérait que les sociétés traditionnelles étaient en retard par rapport à la civilisation occidentale et qu’elles devaient franchir une série d’étapes afin d’atteindre le progrès. Le développement était vu comme une modernisation dans tous les domaines (économique, politique, social, administratif et même religieux).

C’est ainsi que les Etats occidentaux ont mis en place des organismes officiels d’aide au développement qui avaient pour objectif de concourir à cette « modernisation ». C’est aussi une période où les organisations non gouvernementales (ONG) à caractère humanitaire et les missions  religieuses (actives depuis longtemps) ont intensifié leurs actions pour aider ces populations défavorisées.

Davantages d'explications sont disponibles sur le site web de l'ONG ITECO qui a analysé l'évolution du concept de développement.

Aujourd'hui

La notion de coopération au développement a évolué, les termes ont également changé. On ne parle plus de pays sous-développés ou pays du Tiers-monde mais plutôt de pays en voie de développement ou pays du Sud.

L'assistance est de moins en moins vue comme la solution aux problèmes des pays du Sud. Les ONG en particulier privilégient d'autres types de coopération.

Les différents niveaux de la coopération

Coopération bilatérale

La coopération bilatérale se fait « d’état à état ». Ce sont les institutions fédérales, communautaires et régionales qui sont les acteurs principaux. Au nom des gouvernements qu’elles représentent, ces institutions coopérent avec les Etats des pays partenaires. Dans le cas de la Belgique, il s'agit de de Direction générale de développement (DGD) pour le fédéral et du WBI et VAIS pour le niveau régional. Plus d'infos sur les institutions fédérales et régionales belges actives dans le domaine. 

La coopération multilatérale

La coopération multilatérale concerne, elle, la participation de la Belgique à des initiatives ou institutions collectives, par exemple l’ONU. Ces institutions sont financées chaque année par les pays adhérents et ont leur propre politique de coopération au développement.

La coopération indirecte

La coopération indirecte fait référence au travail que font les institutions non étatiques (comme les ONG, les universités, etc) avec leurs partenaires du Sud. On l’appelle « indirecte » car l’Etat belge soutient ces actions mais n’est pas l’exécuteur ou décideur.

La 4ème pillier

Les citoyens belges contribuent par leurs impôts aux trois niveaux de coopération que nous venons de citer. Ils s’impliquent aussi plus directement en faisant des dons ou en soutenant des actions des acteurs indirects ou internationaux. Mais il existe aussi un quatrième niveau dans la coopération au développement. Il est moins connu. Il s’agit d’initiatives citoyennes volontaires qui avec peu de moyens soutiennent des projets dans le Sud et créent des liens Nord/Sud. On retrouve dans cette catégorie les associations paroissiales, les mouvements de jeunes, les associations de quartier, les groupes scolaires ou n’importe quelle autre association de personnes qui à un moment s’intéresse à la problématique Nord/Sud.